FFMC 26/07

Contrôle technique

Ajouté le: Mardi 14 janvier 2014     Catégories: A la UNE, Actions, L'actualité de la FFMC Drôme Ardèche     Pas de commentaire

 

 

 

Victoire contre le Contrôle technique européen

 

 

 

Le 18 décembre, juste à temps pour que le père noël le dépose dans sa hotte, la décision tombait : le contrôle technique des 2RM est repoussé à 2022, les pays membres de l’Union Européenne peuvent y déroger, et ont toute latitude sur les modalités d’application (points de contrôle, périodicité, …)

 

 

 

Revenons sur 18 mois de lutte :

 

 

 

Lorsqu’en juillet 2012, le projet de réglementation sur le CT de la Commission Européenne, on s’est dit que ça allait être très dur : le poids des lobbys et sociétal est énorme. Le lieu commun, c’est « les voitures en ont un , alors pourquoi pas les motos ? », contre toutes les études scientifiques qui démontrent que l’état du véhicule n’a aucun impact sur l’accidentalité des 2RM.

 

On s’est dit : « c’est pas grave, on va aller au baston pour l’honneur. On va leur en faire baver, on va leur faire regretter d’avoir proposé ça, et la prochaine fois qu’ils vont proposer une réglementation sur la moto , ils y réfléchiront à trois fois parce qu’ils auront encore le nez qui saigne».

 

Quand on s’est mis en ordre de bataille, on était prêts. Les argus étaient affinés depuis longtemps, ils avaient même été ciselés. Et on a attaqué au bon moment, au bon endroit, avec le bon timing et les bons arguments, auprès des bons interlocuteurs et sans céder à la précipitation de ceux qui voulaient une manif tout de suite. Ceci grâce à la fine connaissance du fonctionnement des institutions européennes , rendue possible par notre participation depuis 88 au mouvement motard européen.

 

Au moment clé, on a eu aussi ce soutien inattendu, inespéré, de la Commission des Affaires Européennes du Sénat, qui dénonçait en termes choisis le conflit d’intérêt patent de ceux qui voulaient imposer le contrôle techniques (entendez par là les industriels du contrôle techniques) et l’absence de justification de la mesure pour les 2RM ( ci-joint le point d’actu du Sénat de juillet 2013). Dans la foulée le gouvernement français, qui n’a sans doute pas voulu rajouter à la grogne sociale lui a emboité le pas , et a combattu cette réglementation au sein du Conseil des ministres de l’Union Européenne.

 

Enfin et surtout, une mobilisation sans faille des antennes de la FFMC et des motards … qui partout ont dénoncé le lobbying des multinationales du contrôle technique qui, il est vrai avaient été gourmandes. Non seulement le contrôle technique devait s’étendre à toutes les catégories de véhicules (tracteurs agricoles, remorques et caravanes compris), mais il devait devenir annuel au bout d’une période de 6 ans ! Un gâteau de 1,5 milliards d’euros trop gros pour être acceptable.

 

Ainsi, chaque Etat membre avait à son niveau des raisons de s’y opposer, y compris ceux qui imposaient déjà un contrôle technique mais qui souhaitaient conserver leurs dispositions nationales. Par exemple avec les Pays bas : Touchez pas à la caravane d’un Hollandais, c’est sacré ! Ainsi les Pays bas ont été un de nos plus solides alliés dans la bataille qui s’est menée au niveau européen.

 

 

 

A l’arrivée, les résultats ont dépassé nos espérances car la France a su convaincre la majorité du Conseil des Ministres de l’Union Européenne de vider le texte de l’essentiel de sa substance en décembre 2012.

 

On a eu une déconvenue avec le Parlement Européen. Celui-ci décide dans un premier temps en mai 2013 au sein de sa Commission des Transports de retirer les deux roues motorisés du champ d’application de la directive, mais ce vote est infirmé en séance plénière début juillet.

 

Nous n’avons pas perdu espoir et continué à lutter pied à pied, sans rien lâcher, avec ténacité, auprès des bons interlocuteurs, rapporteurs du Parlement, représentants permanents des Etats membres, jusqu’à la décision finale de décembre 2013.

 

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais le résultat est là : un texte vidé de sa substance, et repoussé aux calendes grecques, sachant que nous restons vigilants à l’avenir face à toute résurgence possible de ce dossier.

 

Comme quoi, rien n’est jamais perdu, et comme David contre Goliath, la FFMC a pu terrasser Dekra…

 

 

 

Autre aspect important : grâce au combat mené contre cette réglementation (pas seulement grâce à nous, mais on y a contribué) , les automobilistes n’auront pas à passer à la caisse tous les ans, et les remorques et caravanes sont exclues de la réglementation.

 

 

 

Retenons-en cette leçon : « Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique… et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir »

 

 
 

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